Site / Application sans pub

En faisant un lien vers cette page, j’indique que dans mon application ou sur mon site web :

  1. je n’appose pas de publicité et ne crée pas de liens commerciaux ;
  2. je pense que la publicité dévalue ce à quoi elle est apposée ;
  3. je ne souhaite pas que les lectures et intérêts des visiteurs ou utilisateurs soient répertoriés et monétisés par des publicitaires.

Signé,
L’auteur⋅e.

  • Pourquoi cette page web ?
    Parce qu’il est dommage de croire que la publicité est le seul moyen de financer le fonctionnement d’internet — que ce soit celui des gros réseaux comme Facebook, Twitter etc., ou celui de son propre site ou service web. Le but de cette page est simplement de signifier que l’absence de publicité sur un site ou dans une application peut être un choix et pas seulement un accident.
  • Comment financer un site internet ou une application, alors ?
    Mais en payant, tout simplement. Lorsqu’il y a un coût de fonctionnement substantiel, les utilisateurs peuvent payer avec leur argent plutôt qu’avec leur vie privée (transvaser le financement par un réseau publicitaire ne fait que réduire la valeur du service rendu de toute façon). S’il s’agit seulement d’héberger une page web, le coût est dérisoire : chez n’importe quel hébergeur on trouve cela à moins de trois euros par mois.
  • Où voyez-vous un problème avec la publicité ?
    Nous pourrions aborder le côté pas très propre du mélange de contenu et de publicité — difficile de rester indépendant lorsqu’il faut en même temps inciter son audience à acheter la lessive ou des chips, et lui transmettre de l’information ou lui rendre un service.
    Mais l’aspect le plus problématique est celui du pistage inhérent à la publicité informatique. Un réseau publicitaire est d’autant plus efficace que les habitudes, intérêts et opinions de chaque utilisateur ciblé sont connus. L’affichage de publicité dans les applications et les pages web, au fil du temps, permet un pistage extraordinairement précis des utilisateurs. Google finit par connaître toutes vos questionnements, Facebook et les publicitaires qui financent l’entreprise en savent plus sur vos enfants que vous, et ainsi de suite. Les risques d’abus sont énormes : revente des informations sur la santé, les opinions, les croyances des personnes, filtrage de l’information à des fins politiques, ou carrément fichage d’une population entière par un gouvernement peu regardant. Tout cela, pour des clopinettes : le revenu publicitaire (faramineux) de Facebook en 2015, c’est 1,2 euro par mois et par utilisateur.
  • Auteurs
    Édition : Olivier Cleynen, à partir d’un projet similaire (mais distinct) par kerismith et jeffpitcher.
  • Contact
    C’est par ici.